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10/04/2007

Fin de partie (5) La quarantaine rugissante

Mise en oeuvre des valeurs du groupe : parmi nos sept valeurs, l'une me semble particulièrement essentielle pour la communication : la capacité à se remettre en cause, y compris d'ailleurs par un changement de métier. C'est d'ailleurs le sens complet que nous avons donné à cette valeur dans sa formulation complète : remise en cause professionnelle et mobilité.

Il n'est pas mauvais, inversement, que des gens qui viennent d'autres horizons, y compris des opérationnels, puissent également prétendre au cours de leur carrière ce type de fonction - de même pour les ressources humaines ou d'autres rôles fonctionnels - , dès lors qu'ils en manifestent l'envie et y ont démontré quelque aptitude ; la technique vient en cours de route, elle n'est ni le plus difficile, ni le plus fondamental. Les organisations ont, me semble-t-il, beaucoup à retirer de cette polyvalence, et beaucoup à faire pour la faciliter.

Certes, le sens de la remise en cause n'implique pas forcément d'aller couper des arbres dans l'Ohio. Il ne s'agit pas non plus d'entrer dans une sorte de révolution permanente, qui va au rebours de l'exigence de clarté et de continuité à laquelle il nous faut au contraire nous tenir pour répondre au besoin de repères des gens. La simplicité, celle qui ne méconnaît pas la complexité des sujets mais s'astreint à la pédagogie qui permet de la partager, est un art difficile, mais nécessaire.

Cela commande cependant de se reposer très régulièrement les questions de base de la fonction, et de s'efforcer de leur apporter des réponses inventives en prenant, dans toute la mesure du possible, plaisir à l'exercice de son métier.


Jacques Bacardats rappelait tout à l'heure que j'allais vivre deux choses difficiles en 2007 : quitter Eramet d'abord, avoir quarante ans ensuite... De ce côté-là, tout allait à peu près bien, jusqu'à ce que je tombe sur un article de L'Expansion l'autre jour intitulé: "40 ans, redonnez-vous de l'élan" (cf la note : Zénitude, le problème avec la quarantaine). On y parle de "questions dérangeantes", de "transition professionnelle délicate", voire "d'angoisse existentielle" et, pour couronner le tout" de "middlescence aiguë", contraction de middle age et adolescence... Bref, "quarante ans, c'est l'âge où la maturité fait craindre la calcification", rien de moins

A nos valeurs de référence, Sandouville a ajouté le respect, Moanda l'enthousiasme ; eh bien - je ne suis plus à ça près -, moi, je prends la décalcification.


Mobilité et évolution professionnelle : il n'est pas besoin d'y revenir ; elle sera pour moi à la fois géographique et fonctionnelle (comme s'il ne suffisait pas de s'atteler à un problème à la fois).

Avis et proposition du n+1 : pour une fois, essayez de ne rater ni votre train, ni votre avion.

Avis et proposition du n+1 concernant une évolution professionnelle en dehors de tout projet de mobilité (élargissement des tâches, etc) : si par malheur vous le ratiez quand même, cet avion, j'ai pensé à quelques nouveaux défis pour vous dans le but d'améliorer notre image de façon très concrète : laver les carreaux de la tour (ça vous dirait, le comité de pilotage de la nacelle ?), ou sinon un petit mi-temps très sympathique comme hôtesse d'accueil.

Commentaire du salarié : c'est Michel Beaudout qui me faisait part l'autre jour d'un proverbe chinois : "Celui qui sait d'où il vient, il saura toujours y retourner".

Mais, dans ces conditions, vous comprendrez, Monsieur le Président, que le projet mérite tout de même réflexion.

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