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10/04/2007

Fin de partie (2) Une équipe comme la nôtre

Points positifs identifiés par le salarié dans le cadre de ses missions ou du fonctionnement du service : je voudrais faire ici une parenthèse, plus sérieuse, une fois n'est pas coutume, autour de trois points qui me semblent essentiels lorsque je repense à ma vie avec Eramet.

J'ai d'abord conscience de laisser une équipe de grande valeur.

Vous avez été, Jacques, un interlocuteur attentif aux questions de communication, exigeant, mais aussi encourageant lorsqu'il s'agissait d'ouvrir de nouvelles perspectives et de défricher de nouveaux horizons.

Autour de vous, je dois dire que le travail avec les membres du comité exécutif sur ces questions a également été de grande qualité. Je garde à cet égard, pour n'en retenir qu'une illustration récente, un souvenir particulier des réunions que nous avons tenues, l'été dernier, sur l'image du groupe. Elles ont été un moment de réflexion privilégié, à la fois libre et collectif, qui nous a permis d'innover sur la méthode comme sur nos choix eux-mêmes.

Je pense aussi, bien sûr, à mon équipe rapprochée.

A Clotilde, d'abord, qui a été la première à me rejoindre à la direction de la communication que nous avons progressivement mise en place au cours de ces quatre dernières années. Entre 2004, l'année de ton arrivée à la communication sur la partie interne, qui fut non seulement un changement de métier mais aussi une année où il fallut être sur tous les fronts à la fois, et le début 2007 qui consacre l'aboutissement de nombreux chantiers de communication pour le groupe, que de chemin parcouru ! Tu es aujourd'hui bel et bien entrée dans le métier et, chemin faisant, tu t'es aussi affirmée. Cela fait vraiment plaisir à voir.

Pascale... Depuis que je t'ai accueillie en Nouvelle-Calédonie pour me remplacer, un jour de juillet 2002, et jusqu'à ton retour récent à la direction de la communication sur la partie externe - où nous avons tant de sujets riches de potentialités à développer pour le groupe -, nous n'avons fait que nous croiser... Tu te souviens, ce jour-là, en Calédonie, en voulant te prendre tes bagages, je les ai lamentablement fait tomber sous la pluie, devant l'aéroport de la Tontouta... Tu as dû te dire que si j'étais aussi bon communicant que bagagiste, il y aurait du boulot pour remonter la pente.

Et il y en eut, en effet.

A Nouméa, mais surtout en brousse, je t'ai passé le relais d'une mission, qui a aussi été une passion, et qui nous a appris, l'un après l'autre, l'humilité et la patience - même si je sais bien que ce terme de "patience", pour ce qui me concerne, ferait encore s'étouffer sur le champ Yolande et l'équipe calédonienne auxquelles, aujourd'hui encore, je ne repense pas sans affection. Nous n'avons donc fait que nous croiser - y compris ces dernières années lorsque je suis revenu à l'occasion de crises, pourtant si rares en Nouvelle-Calédonie, mais, chaque fois, avec le même plaisir d'échanger nos idées pour défendre l'entreprise et faire bouger les choses.

Ceci encore : il nous arrive souvent d'évoquer la "grande famille Eramet". Cette grande famille étant aussi constituée de petites tribus, je trouve réjouissant de t'avoir accueillie baroudeuse... et retrouvée jeune maman, le temps de cette heureuse escapade aux antipodes.

Quand je pense, Anne, à la petite révolution qu'a été votre arrivée à ce poste, à l'historique pour le moins lourd, je me dis que vous avez été une véritable fée... Vous avez changé ma vie au bureau ! Avec vous, non seulement, j'ai enfin ouvert mon agenda et ma messagerie à mon assistante (...), mais nous avons pu aussi remettre d'équerre ce qui devait l'être, et avancer sur les ambitieux chantiers du moment. Je tenais à vous en remercier tout particulièrement.

Un deuxième point essentiel à mes yeux est que, si j'ai appris des choses au sein du groupe, c'est bien sûr à travers les aventures mouvementées que j'y ai connues ; mais c'est surtout, au-delà de l'équipe rapprochée que je viens d'évoquer, au contact des interlocuteurs de grande valeur avec lesquels, sur les sites comme au siège ... j'ai accompli ta volonté, Président (voilà que ça recommence à déraper).

Oui, il y a chez Eramet, des personnes de grande qualité - je pense en particulier aux membres du comité de pilotage du projet Leaders, aux participants au Eramet Leaders Programme, à divers responsables de tous statuts sur les sites, au réseau communication et, plus généralement, à tous ceux qui, ici ou là, ont su, souvent avec tempérament, éclairer de leur expérience et de leur vision les projets et l'action de la communication. Je ne peux ici les citer tous (...); mais je suis sûr qu'ils se reconnaîtront dans cet engagement commun au service du groupe, à travers des relations d'estime, de confiance souvent, et parfois aussi d'amitié.

Cette confraternité-là a fière allure ; elle n'est pas sans puissance.

Est-il besoin de préciser, pour conclure cette évocation trop rapide, qu'à ma manière, parfois irrévérencieuse, j'ai beaucoup de respect pour la culture du groupe - une culture dont on sent bien qu'elle est en mouvement -, et d'attachement pour ceux qui la portent au quotidien ?


Points qui préoccupent le salarié dans le cadre de ses missions ou du fonctionnement du service : je veux aborder ici un point sensible sur lequel, à la façon héroïque de David Vincent dans Les envahisseurs, il est temps, me semble-t-il, de briser le silence. Ou d'essayer en tout cas vu que, dans Les envahisseurs, il n'y en a pas un qui le croit, David Vincent, alors que, quand même, on voit bien qu'il se passe quelque chose de louche dans cette histoire.

Justement. J'ai une révélation - importante - à vous faire, une révélation qui me vaudra sans doute d'être traqué aux quatre coins du monde, et c'est pourquoi, vous l'avez compris, non seulement je me vois dans l'obligation de quitter précipitamment notre groupe, mais je me suis aussi montré vague sur mon prochain point de chute où je demanderai d'ailleurs, dès mon arrivée, le statut de réfugié au nom des droits de l'homme, et là encore, je pèse mes mots.

Car, soyons clair : nous sommes quand même tous en train de nous faire piquer notre boulot par les filles !

Tenez, moi par exemple. J'ai d'abord fui mon administration d'origine, où je n'étais entouré que de filles. J'ai donc vite fait opté pour la métallurgie - un métier d'hommes, des vrais, me suis-je dit. Eh bien non. A peine j'arrive à la SLN, que je me vois à nouveau cerné par des femmes - pensez donc, 80 % pour le département communication. Je prends quand même le job. Et là, à peine je commence à m'épanouir que je me fais piquer mon boulot par Pascale !

Je rentre donc au siège... où non seulement je me retrouve, avec Arlette, Dominique, Elodie, entouré d'un pool d'assistantes d'un nouveau type, enfin genre (elles m'ont été, il faut le dire très précieuses...), mais je me fais aussi piquer mon boulot de communication interne par Anne-Marie à Paris, et par Christine à Boulogne (et quel bon boulot aussi nous avons fait ensemble !). En désespoir de cause, je profite alors, début 2003, d'une fenêtre d'opportunité pour rejoindre le job de dircom au siège.

Enfin seul. Le bonheur...

Mais non. Je ne tarde pas en effet à être rejoint, par Clotilde d'abord, sur la communication interne, puis par Pascale, sur la communication externe - sans compter ici la bonne dizaine d'assistantes qui se sont sont succédé à mes côtés au cours de ces quatre dernières années. Et puis, deux mois plus tard, si l'on veut bien admettre, Pascale et Clotilde, que vous seriez comme qui dirait une sorte de gâteau (...), c'est Catherine qui, dans le rôle de la cerise, me porte le coup de grâce.

En coiffant la direction de l'environnement et celle de la communication, tout en rejoignant le Comex, c'est, cela dit, un sacré défi que tu as devant toi, chère Catherine.

C'est moi ou, malgré tout, j'ai l'impression que personne ne s'inquiète ? -;)


Identification des causes (si cela se passe mal, c'est parce que...) : dans ces conditions, la cause de nos dysfonctionnements est entendue : si cela se passe mal... c'est parce que ce sont les filles qui font le boulot !

J'ajoute à ce constat une remarque prospective : autant, Jacques le rappelait tout à l'heure, vous avez, ces dernières années, connu une communication innovante, autant vous n'allez pas tarder à découvrir ce que c'est qu'une communication, disons, décoiffante (ce qui, soit dit en passant, n'est pas une raison pour prendre rendez-vous chez le coiffeur plus de trois fois par semaine). Imaginez ainsi le prochain dossier d'Eramet Info consacré aux soldes, de futurs petits déjeuners du Comex autour de Karl Lagerfeld, ou mieux, un stage de secourisme avec George Clooney... (ps : mettons que Clooney ne soit pas disponible et qu'Adriana se dévoue, le groupe, vous le savez bien, peut toujours compter sur mon sens du devoir).


Commentaires du n+1 : je lis à cette rubrique un mot confidentiel signé Jacques Bacardats : "Vous avez raison, moi aussi j'ai remarqué quelque chose de bizarre, au Comex, ces derniers temps...".

Je vois aussi, un peu plus bas, une note de Dominique : "Bravo Olivier pour votre excellent travail de veille et d'alerte sur ce danger qui nous guette maintenant à chaque coin de couloir. Nous non plus, on ne comprend pas bien comment ça marche - et on partage votre inquiétude. PS : J'ai alerté les plus hautes autorités de l'Etat sur le sujet. Jacques et moi, on vous tiendra au courant de cette enquête strictement confidentielle. En attendant, ouvrons l'oeil, et le bon"...

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