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        <title>Life is beautiful - tropique_de_la_catastrophe_commentaire_</title>
        <description>Récits en tous genres</description>
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                <title>Tropique de la catastrophe (ouverture)</title>
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                <author>noreply@blogspirit.com (Olivier Beaunay)</author>
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                                                <pubDate>Tue, 09 Oct 2007 06:48:33 +0200</pubDate>
                <description>
                    Une nouvelle idée de roman s'est imposée ces derniers jours et, plus encore, ces dernières nuits, au cours de mon périple en Asie, reléguant la précédente, moins ancrée, à de meilleurs auspices (elle avait une entrée indéniable, mais manquait encore d'une gravité propre).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'Océanie l'emporte sur l'Amérique ! C'est à la fois étonnant tant je me sens américain de bonne foi, et sans surprise parce que je suis bien davantage né une seconde fois il y a quinze ans dans le Pacifique que je n'aurais pu mourir, bêtement, il y a peu en Amérique - mais ce n'est pas fini, il est vrai, j'ai vu comme tout le monde que ça continuait à canarder dans les bourgs du Wisconsin. C'est donc la vie qui l'emporte dans une voie qui s'annonce pourtant délétère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette idée est enracinée dans des images anciennes. Je crois qu'elle a grandi aussi entre deux escapades, l'une en Afrique (la &lt;em&gt;Lettre à D&lt;/em&gt;., son inverse), l'autre en Asie-Océanie (en dérivant sur &lt;em&gt;Alabama Song&lt;/em&gt;). Et puis aussi autour de deux ou trois pages de l'&lt;em&gt;Extension&lt;/em&gt;, il y a quoi, cinq ans peut-être, dans un petit hôtel de passage à Paris, en remontant d'Océanie justement, du côté de Saint-Julien, à deux pas de l'ancien emplacement du Fogon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En fait, c'est plus compliqué, car elle en recouvre une, plus ancienne encore et qui fait l'objet, dans un registre différent, d'une &lt;em&gt;focalisation&lt;/em&gt; similaire, et une autre, plus récente elle, qu'avait précisément révélée la magnifique &lt;em&gt;Lettre à D&lt;/em&gt;, qui m'avait éblouie, lors d'un instant volé dans le recoin d'un bungalow de Moanda, peu avant une cérémonie officielle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est un enchevêtrement en somme, mais dans lequel s'est ouverte une brèche d'attaque - une attaque à l'acide, peut-être.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je manque de temps. Il me faudrait ici, à Hong-Kong, m'immerger dans la ville, écrire, et en même temps poursuivre, ou reprendre, mes lectures. Je repense à Sartre, les amphètes des dernières années - seule issue pour accorder le mouvement de la pensée à la vitesse de l'écriture sans perdre le fil de l'action.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je décide aussi d'entreprendre simultanément le texte et son commentaire ; cela, bien que j'eusse trouvé détestable la conclusion égotique &lt;em&gt;&lt;em&gt;d'&lt;/em&gt;Alabama Song&lt;/em&gt;. Un ridicule épilogue de donzelle qui exhibe une clé dont on se moque. Imagine-t-on Barthes passer aux aveux à la fin des &lt;em&gt;Fragments&lt;/em&gt; ? car, quoi, c'est bien de cela dont il s'agit, beaucoup plus que de je-ne-sais-quel making-off à la noix de ce roman dont la puissance poétique déglinguée se suffisait à elle-même. Le texte et son commentaitre donc, mais séparés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous verrons bien à quoi cela va nous mener. Après tout, une ouverture, ce n'est pas un essai. Même sans transformation pourtant, il en resterait &lt;em&gt;un mouvement&lt;/em&gt;, assez conforme en tant que tel à l'une des vocations exploratoires de ces cahiers ouverts.
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